Lanslevillard (Le Collet) - la Pierre aux Pieds

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Lanslevillard (Le Collet) - la Pierre aux Pieds

Message  nrfb le Mer 30 Nov - 22:08

Date: 28 juin 2016
Carte IGN: 3633 ET Tignes - Val d'Isère
Niveau: marche sans difficulté majeure (des passages au début de la randonnée qui peuvent poser problème lorsqu'on a le vertige).
Dénivelé et distance: 1100 m pour 15,5 à 16 km
Temps: la journée

Le parcours (image Google Earth, tracé emprunté, profil de l’ascension et principaux points de repère).

Plusieurs chemins mennent à la Pierre aux Pieds, site de grand intérêt situé sur la rive droite de l'Arc, sur la commune de Lanslevillard (vers 2740 m d'altitude). On peut ainsi partir directement de Lanslevillard (l'Adroit) moyennant un dénivelé bien supérieur au nôtre (presque 1300m) avec un chemin qui semble très raide sur la carte, mais aussi par le Mollard du Mas (un peu moins de dénivelé, mais un détour via le refuge du Vallonbrun. Quant à nous, nous avons opté pour un départ du Collet (à mi-chemin entre Lanslevillard et Bessans), à proximité du col de la Madeleine (à ne pas confondre avec le plus connu col du même nom), ce qui réduit le dénivelé... à tout de même 1100m.

Une vue du point de départ, à côté de la chapelle, en direction de l'est. De gauche à droite: Pointe d'Andagne (3217 m), Ouille Allegra (3130 m, en avant-plan), Pointes du Grand Fond (3460 m), glacier du Grand Fond, Pointes de l'Ouillarse (3435 m) qui cachent l'Albaron.

La Chapelle de la Madeleine, située au Collet.

Presque du même endroit, alors que l'on devine quelques toitures des maisons du Collet, en direction de l'ouest sud-ouest, de gauche à droite (au fond de la vallée): le Rateau d'Aussois (3131 m, à 21 km), la Pointe de Bellecôte (3139 m), la Pointe de Pas Rosset (3295 m) et un fragment de la Dent Parrachée (3697 m)

Le hameau du Collet, vu du dessus.

Le début de la montée est assez abrupts, mais régulier. Les premiers mètres peuvent être assez aériens pour les personnes sujettes au vertige (nous avons croisé un homme qui a fait demi-tour suite à cela): pourtant, il n'y a rien de très dangereux. La pente est assez régulière jusqu'à l'épingle qui est à proximité du ruisseau de la Refonderaz, situé juste après le hameau en piteux état du Mollard. La majorité de cette première partie s'effectue dans les alpages (ne recherchez pas trop l'ombre).

Le Signal du Grand Mont Cenis (3377 m) est juste en face de nous.

Les mêmes sommets que la première photos se retrouvent sur la gauche de la photo. Plus à droite l'on retrouve un sommet sans nom (la Crête de Tierce, qui se prolonge par la Berche de l'Annoncia puis la Crête de Charbonnel et enfin la Pointe de Charbonnel (3752 m) qui émerge. A l'extrême droite, ce sont les contreforts de la Pointe de Soliet.

On retrouve le fond de la vallée de la Maurienne: mêmes sommets que la deuxième photo, sans la Dent Parrachée, masquée ici. Tout au fond de la vallée, les sommets sont difficilement identifiables sur la photo, mis à part que l'on distingue les Aiguilles d'Arves (3513 et 3514 m) à une cinquantaine de km, la Pointe de la Sandonière (2925 m) au centre.

Les ruines du Mollard. On retrouve notamment les Pointes du Grand Fond et les Pointes de l'Ouillarse au fond (avec l'Albaron qui commence à apparaître). Tout à droite des Pointes de l'Ouillarse, c'est la Pointe du Colerin (3475 m).

Même lieu de prise de vue, mais vers le sud-ouest cette fois-ci: on retrouve la Cime du Laro (2881 m) qui se prolonge à droite par la Petite Turra (2529 m). Au fond, encore assez blanc, c'est le Signal du Petit Mont Cenis (3162 m), à sa droite la Pointe de Cugne (2984 m) et enfin le Grand Coin (2796 m).

Les vaches (et le taureau) veillent sur nous alors que nous sommes sous les Pointes du Châtelard (3479 m)!

Par la suite, c'est un vaste faux-plat qui se trouve devant nous. C'est au niveau de ce replat que se trouve la chapelle Saint Antoine (que l'on peut voir de loin), et le refuge du Vallonbrun, porte d'entrée du Parc National de la Vanoise que nous longeons depuis le ruisseau de la Refonderaz. Ce faux-plat nous permettra de faire une première pause dans notre randonnée.

Nous arrivons à proximité de la Fesse d'en Haut: la Chapelle Saint Antoine est désormais visible. La Dent Parrachée émerge à gauche de la grue, ainsi que la Pointe de Labby (3521 m) à sa droite.

Nous sommes devant la Chapelle Saint Antoine. On reconnaît le Signal du Petit Mont Cenis sur la gauche.

Du même endroit, en regardant vers l'ouest sud-ouest, de gauche à droite: la Norma (2918 m), la Grande Ruine (2765 m), le Mont Thabor (3178 m), la Meije (3982 m, 60 km), la Pointe des Sarrasins (2963 m), les Aiguilles d'Arves. Ce n'est qu'une petite liste de sommets, car il y en a beaucoup d'autres. La petite butte devant nous n'a pas de nom: on va l'appeler 2302, comme le point côté sur la carte IGN.

Voici une vue en direction du col du Mont Cenis (plein sud). On retrouve, à droite du col, la Cime du Laro, le Signal du Petit Mont Cenis. A gauche du col, on retrouve l'Ouillon des Arcellins (2665 m). Au fond, juste à droite de l'Ouillon, on retrouve les Dents d'Ambin (3372 m) et le Mont d'Ambin (3378 m), et la leur droite, la Pointe Sommeiller (3332 m)

Vue du même point, lorsque l'on suit l'axe de la vallée de l'Arc. On retrouve nos sommets du fond, et en allant vers la droite de la photo, le Rateau d'Aussois, la Pointe de Bellecôte (3139 m), la Pointe de Pas Rosset (3295 m) et la Dent Parrachée.

Passé le refuge du Vallonbrun, le chemin monte toujours peu: nous sommes en fait en balcon au-dessus de la vallée de l'Arc. Nous franchissons le ruisseau de Burel, puis d'autres ruisselets. Nous restons en fait constamment entre 2300 et 2400 m. Peu avant le franchissement du ruisseau du Diet, la pente s'accroît légèrement, jusqu'à atteindre le lieu-dit les Marmottières.

La vallée est juste en dessous de nous.

Nous franchissons le ruisseau du Diet par des passerelles.

Les dryades à huit pétales (Dryas octopetala, Rosacées) sont en pleine floraison. A noter que le Dryas a donné son nom à la dernière période froide de la dernière période glaciaire.

Notre progression se poursuit, alors que le Grand Roc Noir se profile, ainsi que la Pointe du Grand Vallon (3136 m) à gauche. On voit aussi le col de Grand Vallon (3124 m) dans les névés au milieu de la photo.

La fin, entre les Marmottières et la Pierre aux Pieds est un peu plus abrupte. Cependant, on gagne très rapidement le replat où est située la Pierre aux Pieds, juste sous le Grand Roc Noir et les Pointes de la Frêche.

Le dernier obstacle à franchir: il faut encore monter! Pointe du Grand Vallon et Grand Roc Noir sont toujours visibles.

Ici un gros plan entre les Ecrins et le Rateau (3809 m), en passant par la Meije et le Pic du Thabor (3207 m).

Une vue vers le sud sud-ouest axée vers le col de Mont Cenis, avec de gauche à droite: les Dents d'Ambin, le Mont d'Ambin, la Pointe Sommeiller, le Signal du Petit Mont Cenis.

La suite de la vue, en allant plus vers l'ouest, avec par exemple de gauche à droite: un fragment de la Pointe Sommeiller, le Signal du Petit Mont Cenis, l'Aiguille de Scolette (3506 m), le Pic Lory (4088 m) et le Dôme de Neige des Ecrins (4015 m), le Pic Gaspard (3881 m), la Meige (3982 m).

Nous arrivons sur le site de la Pierre aux Pieds. Le Grand Roc Noir (3582 m) est juste devant nous.

Le site de la Pierre aux Pieds, avec au fond de gauche à droite: l'Albaron (3640 m), la Grande Ciamarella (3676 m), la Pointe du Colerin (3475 m), les Dents du Colerin (3333 m), la Bessanese (3592 m), la Pointe de Charbonnel (3752 m), l'Ouille Moutta (3565 m) et la Pointe des Pignes (3370 m) tout à droite. Une pléiade de 3000m!

Ces mêmes sommets, sans la Pierre aux Pieds.

Quelques informations sur la Pierre aux Pieds, tirées des panneaux présents sur le site.
" Le territoire de Lanslevillard est très riche en pierres gravées aux motifs variés: cupules, spirales, pieds... Malgré la difficulté à les dater, on estime que la majeure partie d'entre elles aurait été réalisée entre l'âge du Bronze (1200 avant Jésus Christ) avec une phase très riche à l'âge du Fer (entre 700 à 200 avant JC) et le Moyen-âge. En l'absence de sources écrites, leur signification reste un mystère: lieux de culte?
La Pierre aux Pieds, bloc erratique de schiste situé à 2750 m d'altitude, est couverte de 82 gravures de pieds (dont 35 paires) ainsi que de 80 cupules (dont certaines directement associées aux pieds), que l'on estime avoir été réalisées durant la Protohistoire (1800 à 15 avant JC). Leur signification reste un mystère, seules des hypothèses peuvent être formulées: culte des sommets, rites initiatiques, marques de passage?
Des gravures modernes ont été réalisées postérieurement=: épée, signe en phi (lettre grecque) ou arbalète, initiales et inscriptions.
Elle est classée Monument historique depuis 1911."


La Pierre aux Pieds.

Le site de la Pierre aux Pieds est situé... au pied du Grand Roc Noir (3582 m) qui de ce fait nous domine.

Un dernier regard sur le chemin emprunté (qui passait encore dans un névé) et sur les sommets au sud: de gauche à droite, le Signal du Grand Mont Cenis, col du Loup (3042 m), Sommet de la Nunda (3023 m), la trouée du col du Mont Cenis, le Mont Giusalet (3312 m), Dents d'Ambin et Punta Sommeiller.

Alors que nous étions sur les site, des chamois et leur petits sont passés tranquillement au-dessus de nous.

Le retour s'effectue par le même chemin.

N. Bouchaud - novembre 2016. Toutes les photos ont été prises le 28 juin 2016. Aucune n'a fait l’objet de retouche. Photographies libres de droit, à condition d'en mentionner l'auteur.

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- Geoportail
- Alpenpanoramen erzeugen
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